jeudi 25 septembre 2008

Gaijin, gaijin

En illustration, admirez mes magnifiques pages d'écriture de niveau CP ... (notez aussi que je fume des Seven Stars, mais ça n'a rien à voir avec le propos).

Un article que j'ai commencé à écrire hier pendant mon cours Ecology & Energy.

Jusqu'ici, c'est un cours dans lequel je me sens ... comment dire ... complètement étrangère, car là le prof parle, parle, et montre un pdf en japonais ... Il y a Gao, qui parle anglais mais n'a pas l'air super friendly (en fait après lui avoir parlé il est très sympa) qui traduit pour moi, m'écrit les trucs importants sur des petits papiers, je me sens comme un boulet ^^ !
Par moment le prof fait une blague, tout le monde rigole ... ça devait être drôle. Ca donne parfois l'impression d'avoir 10 personnes à se foutre de toi, surtout quand je comprends quelques mots genre "Seshiru [...] nihongo [...] wakaranai" (= Cécile [...] japonais [...] comprend pas), j'aimerais presque autant rien comprendre du tout !

Du coup je commence à m'endormir sérieusement, ça berce presque d'entendre plein de trucs sans rien comprendre. Je reste attentive par respect (bien qu'ils doivent se demander ce que je peux bien écrire sur mon cahier alors que je comprends rien), je regarde attentivement le pdf, sans images ... Et je me dis que quand même je serais aussi bien à regarder les paons dehors parce que là ça sert à rien ... Ah bonne nouvelle, la semaine prochaine il me donne la traduction du truc, ça c'est gentil !

En gros je me sens complètement comme une gamine de 3 ans qui prend le journal et fait semblant de lire pour faire comme les grands. Il faut dire que le japonais c'est super joli à regarder (surtout quand on fait les courses).

"ichi !" "ni!" "san!" ahhh les étudiants disent "un", "deux" ou "trois", et là grâce à ma perspicacité, je devine qu'ils font des groupes, ce que me confirme Gao en m'expliquant les 3 thèmes au choix (cool, on lance un projet, plus de blabla à "écouter"). Je choisis donc "ichi", le sujet c'est en gros faire un truc écolo pour les étrangers et les handicapés (oui, l'association peut sembler étrange mais finalement...), ça tombe bien, comme ici je suis les 2, ça me convient !

Sinon l'autre soir j'ai rematé Lost in Translation et c'est trop mais trop différent de le voir quand je suis immergée dans le Japon que de le voir en France (anecdote : j'ai joué au jeu des tambours et j'ai goûté le whisky Suntory !). Par exemple les explications qui durent 5 minutes en japonais et sont réduites à "vous tourne caméra" et ben c'est pareil ...

Et c'est donc une petite vengeance (même si je sais que c'est pas leur faute et que j'ai qu'à parler japonais aussi) d'écrire des pages en français juste à côté d'eux, étant donné qu'ils savent bien que c'est pas le cours que j'écris :D

lundi 22 septembre 2008

1er cours de bambou

Pas encore de photo, parce que mon œuvre d'art n'est pas encore terminée et réside donc pour l'instant dans la salle 312 du bâtiment design de l'université (oui, rien que ça !).

Sachez pour l'instant que c'est 'achement dur de maîtriser la badine de bambou, allez je vous la fait en quelques étapes (sans croquis parce que flemme hein faut pas abuser).

D'abord, virer toutes les tables vers le fond de la salle, ensuite déplier des grandes bâches par terre, y disposer des sortes de gros cylindres de bois à raison d'un par personne, enlever ses chaussures, prendre 60 badines de bambou (désolée j'aime pas ce mot mais je sais pas comment décrire ça autrement que par badine) et s'asseoir devant son tronc.
Planter 2 trucs qui ressemblent à 2 lames de rasoir (à l'aide d'un maillet) dans le tronc, et passer chaque bout de bambou entre les lames, dans le but qu'ils soient tous de la même taille. Et comme on les maintient avec un autre bout de bois, desfois ils frisent comme le ruban de paquet cadeau !

Quand on a ces 60 petits morceaux, on tisse les trucs ensembles (là je peux pas expliquer j'ai à peine compris) de façon à obtenir une sorte de joli naperon. Le côté naperon c'est bon, le côté joli, un peu moins mais comme les japonais, bien qu'ils ne parlent pas anglais, sont très polis, ils te disent qu'il est bioutifioul.

Puis on trempe la chose dans l'eau et avec une sorte de fer à souder on replie tous les bouts qui dépassent vers le haut (et là ça sent bon le bambou mais ça brûle pas !).
Et tu retisses encore pour faire le haut du panier.

J'imagine que vous avez rien compris et que ça sera plus clair (et plus intéressant) avec les photos, mais tant pis, c'était un post égoïste pour moi !

dimanche 21 septembre 2008

Homework : Temple Kusatsu

Petite visite au temple de Kusatsu, avec Mai et Sonoyan, qui sont avec moi en Lighting design. On va devoir créer des luminaires pour illuminer ce temple à la fin d'octobre, c'est plutôt pas mal !! 4 écoles participent à l'illumination du temple.

Dans un des recoins du temple, un petit plan d'eau avec des carpes !!

Et pour finir, tempuras dans un des dorms de l'université (dont l'existance m'était inconnue jusqu'à hier). Ici Patrick et Bastien aux fourneaux :

jeudi 18 septembre 2008

Suki suki ou la propagande à la japonaise

Cliquez sur le titre et profitez de cette magnifique publicité qui rentre bieeeeen dans la tête. J'en profite à chaque fois que je vais faire les courses, au rayon viande (ce qui n'empêche pas qu'on l'entende aussi bien dans les rayons adjacents).
En gros c'est une publicité pour la viande, qui dit plus ou moins "viaaaaaaaaande ! La viande j'aime j'aime, mon ventre aime aime, mon petit frère, ma maman, on aime on aime".
Et elle tourne en boucle (et elle est à peine plus longue que dans la vidéo), c'est donc assez ignoble et on se retrouve à tous chanter "suki suki" tout le temps ...

mercredi 17 septembre 2008

Osaka


Petit week-end à Osaka avec Susie, Phyllis et Tilde. Ville immense, bonne étape avant de se jeter dans la grande Tokyo. Et également ville schizophrène, à la fois high tech et traditionnelle (comme beaucoup au Japon je pense).

Pour commencer, une petite image de la bouffe en plastiques, qu'on trouve partout au Japon. Au lieu de mettre des photos des plats, on met des sortes de maquettes résines en vitrine, ça paraît bizarre mais en même temps on se rend bien compte de ce qu'on va manger, c'est marrant.

Virée dans la ville, je serais bien incapable de dire où, par contre :

Puis, sightseeing depuis l'Oservatoire des Jardins Suspendus (ne cherchez pas les jardins je les ai pas vus), une tour de 45 étages je crois, avec une vue imprenable sur tout Osaka, juste grandiose la nuit.

C'était assez marrant aussi l'éclairage aux lampes UV, avec le sol fluo :

Et pour finir, le château d'Osaka, qui est en fait une grande tour, très jolie, avec un musée pourri dedans.

Et les alentours du château:

L'écologie et le packaging japonais

Je vous présente POs-Ca (non pas les feutres à la gouache -_-'), une marque de chewing-gum qui prône surement le calcium et un truc POs, comme les autres chewing-gums aux noms médicamenteux (genre Xylitol, ça donne l'impression d'acheter du Lexomil ou des dragées Fuca, enfin ...).
Le chewing-gum en lui même on s'en fout, mais le packaging par contre est assez ouf ! Un petit sachet hermétique, ok ... Mais dedans on trouve non seulement des chewing-gums (jusque là pas beaucoup de surprise) mais aussi un mini bloc de post-it. Après 30 secondes de réflexion, il parait évident que ce sont des petits papiers pour mettre son chewing-gum dedans quand on en veut plus ! C'est quand même bien fait !
MAIS ça ne s'arrête pas là, puisqu'à l'arrière on trouve des pointillés, alors on tire et paf ! Une pochette secrète, pour ... mettre le petit combo chewing-gum+papier dedans et ne pas le jeter sur la route !
Moi je trouve ça très bien pensé !

Il faut savoir qu'ici ils sont oufs d'écologie (je vais pas dire de propreté parce que quand on voit la cuisine... j'essairai de vous présenter la famille cafards un de ces 4).
On trie, on trie, on trie, les poubelles on les trouve par trois souvent : plastique, bouteilles/canettes, et divers, ou un truc comme ça, je sais pas trop. Les mégots dans les rues ? Pas vu un seul, ici on achète un cendrier portable et on ne balance pas son mégot comme ça !

Enfin c'est plutôt intéressant de voir comment ça se passe et que tout le monde respecte ça (de même que le système du bus qu'on peut gruger trop facilement mais que personne le fait et que ça marcherait jamais mais jamais en France).
D'ailleurs aujourd'hui, pour mon 1er cours, "Ecologie et Energie" on a regardé An Inconvenient Truth (ouais ça fait que la 3ème fois, encore pas réussi à rester complètement éveillée même si c'est très intéressant), et d'avoir vu le système japonais, ça m'a fait voir le film un peu différemment, j'ai un peu plus d'espoir là ^^ !

Le Karaoke ou comment perdre ses clés

Pas de photo pour ce sujet, mais un petit point sur le karaoke au Japon ou l'art de perdre ses clés.

Ainsi donc, il y a quelques jours déjà, nous sommes allés au Karaoke, on était 13. Pas du tout comme en France, on a une salle pour nous, ce qui permet de se moquer, mais entre potes s'il vous plait ! Et autre bonne nouvelle, la bière se paye, mais pas le whisky (oui c'est fourbe) donc évidemment ça fait un poil mal ...

Par contre le souci c'est qu'en rentrant (ou en trainant après à Kyamachi), j'ai comme qui dirait perdu mes clés ... ça faisait 4 jours que j'étais là d'ailleurs, et 1ere grosse sortie ... Après 2 ou 3 retournages de sac, rien ... Je dors donc avec Marguerite, élaborant des plans pour les récupérer. Le matin, j'en parle à Oka-san qui me prête un double et dit qu'elle va appeler le karaoke.
Ensuite, détour par l'office internationale et Mikiko était en train de m'envoyer un mail pour me dire que mes clés sont à la police ...
Et oui, les japonais sont super honnêtes, et quelqu'un les a trouvées dans la nuit et apportées immédiatement à la police, et j'avais noté le numéro de l'office internationale, donc la police a appelé.
J'ai donc foncé au Gojo Keisatsu (poste de police) et voilà... J'ai perdu mes clés moins de 24h, c'est pas beau ça ?